Interview


Merlin Tandjigora : « Je sais qu’on a une bonne équipe »


Convoqué par Pauolo Duarte pour le compte du match face au Congo en éliminatoires du Mondial, le milieu de terrain de Carquefou, évoluant en CFA (France), Merlin Tandjigora revient avec nos confrères de Football365/FootSud son parcours.

Publié le 15 mars 2013 à 22h28min par Arnaud MBENG
Màj : 15 mars 2013 à 22h37min
Merlin Tandjigora : « Je sais qu’on a une bonne équipe »
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Merlin, vous étiez présenté comme un grand espoir quand vous étiez au FC Metz, puis votre carrière a subi un coup d’arrêt. Que s’est-il passé ?

Ni mon agent ni moi n’avons eu d’explications alors que le directeur sportif de l’époque avait dit sa satisfaction quant à certains jeunes dont je faisais partie. Ne voyant aucun signe positif de la part du FC Metz, mon agent et moi avions décidé de partir à Hercules Alicante car une proposition de précontrat nous avait été faite. Une fois en Espagne, les choses ne se sont passées comme il était question.

Vous vous engagez alors à Carquefou, en CFA. Dans votre esprit, c’était reculer pour mieux sauter ?

Pas du tout, à Metz il est vrai que j’avais un contrat professionnel d’une année mais j’ai plus joué en CFA qu’en Ligue 2(9 matchs), je me suis retrouvé alors à Carquefou avec des gars formidables et un entraîneur (Denis Renaud ) et un président (Michel Auray) toujours présents à chaque fois que j’ai eu besoin d’eux.

Le pari s’avère payant, puisque Carquefou décroche la montée en National. Apprend-on plus à ce niveau-là ?

Content déjà par rapport à la montée en nationale et Merci au public carquefoulien qui nous a porté durant toute la saison en CFA et qui continue à le faire cette année en national. Pour répondre à votre question, je dirais oui, on apprend forcement en National, c’est évident que le niveau n’est pas le même qu’en CFA.

Il est possible que la montée se joue entre votre équipe et Metz…
La montée ? Non, l’objectif du club c’est le maintien et tant que nous ne l’aurons pas obtenu, nous ne lâcherons pas car c’est l’objectif fixé par le club. Après l’obtention de notre maintien, on continuera de jouer comme on sait le faire sans rien changer à nos habitudes.

Parlons des Panthères du Gabon. Les deux premiers matchs des éliminatoires du Mondial ne se sont pas bien passés, puisque l’équipe a perdu un point sur tapis vert et ne mène pas dans son groupe. Arrivez-vous à vous motiver malgré cela ?

Bien entendu. La motivation est très simple. Il y a une Coupe du monde qui se prépare dans le pays du football. On a la possibilité de se frotter aux grands. On a de grandes possibilités de se qualifier, plus qu’on n’en a jamais eu. On est des compétiteurs. On a de l’orgueil. On va tout faire pour prendre notre ticket

Tout de même, le point perdu sur tapis vert vous a-t-il découragés ?

Il ya eu un petit pincement au cœur. Mais on se dit que ce n’est pas fini. Il faut se remobiliser. C’est à la fin qu’on fera les comptes. Je sais qu’on a une bonne équipe. Les joueurs gabonais sont en ce moment dans une bonne forme. En étant solidaire, rien n’est impossible.je profite au passage pour dire merci à certaines personnes : Alfred Mabicka (mon père), Alain Giresse (toujours présent à travers ses conseils) à mes amis, aux public carquefoulien et gabonais et surtout à mon agent, Steeve Ndong, toujours présent pour moi.

Vous vous êtes révélé comme milieu défensif mais il se dit que vous pourriez jouer latéral droit contre le Congo. D’où vient cette polyvalence ?

Latéral droit ? Je ne sais pas, dans tous les cas, je suis un joueur polyvalent capable de jouer à plusieurs postes. Quand je suis arrivé à l’école nationale de football, à mes débuts, j’étais milieu offensif. Mon entraîneur, Jean-Claude Mabouela, m’a fait reculer d’un cran, me faisant comprendre qu’en regardant le jeu de plus loin j’étais meilleur. Je l’avais mal pris à l’époque. Aujourd’hui, je lui dis merci. Je peux jouer à plusieurs postes. A Metz, cette polyvalence a été approfondie avec mon ancien coach José Pinot.

Que savez-vous des Diables Rouges du Congo, votre prochain adversaire ?

Pas grand chose, sauf qu’elle compte parmi elle de très bons joueurs tels Ndinga Delvin,Oscar Ewolo. C’est forcement une bonne équipe mais un match se joue sur le stade. On part au Congo en guerriers car ce n’est plus le moment pour nous de perdre des points, le 23 mars n’est plus loin.

Avez-vous l’ambition de redevenir rapidement pro ?

Oui, mais je ne me pose pas cette question car le plus important pour moi c’est de continuer à jouer à Carquefou, de m’amuser, et surtout de prendre beaucoup de plaisir au côtés de mes amis, d’être heureux sur le terrain et en dehors. En gros je préfère me concentrer au stade et laisser mon agent Steeve Ndong s’occuper de cet aspect.

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